Canopée
Eau & irrigation

Dimensionner un réseau d'irrigation par motopompe

Olivier Turlier 2 min de lecture
#irrigation#motopompe#hydraulique#durance

Irriguer une parcelle maraîchère depuis un point d’eau gratuit — ici la Durance — ne s’improvise pas : un diamètre de tuyau sous-dimensionné, et la pression s’effondre au bout de la rampe, laissant les derniers asperseurs à sec. Cette note de calcul de Canopée dimensionne, de bout en bout, le réseau d’arrosage de la parcelle Durance : motopompe diesel, nourrice PEHD PN6 DN63 et rampes d’asperseurs autorégulants.

Le problème posé

À partir d’une motopompe et d’une parcelle découpée en rampes, il faut garantir une pression suffisante et homogène à chaque asperseur, du premier au dernier. La note part des hypothèses communes (parcelle, configuration du réseau), définit les équipements (motopompe et sa courbe, filtre à tamis, canalisations, asperseurs) et la topologie du réseau.

La méthode hydraulique

Le calcul s’appuie sur les références du domaine :

S’y ajoutent les pertes singulières (coudes, tés, filtre) et l’interpolation de la courbe de la pompe pour trouver le point de fonctionnement réel.

L’enseignement clé : DN32 → DN63

Le résultat marquant de l’étude est l’effet du diamètre de la nourrice. Le passage du DN32 au DN63 change radicalement le comportement du réseau : la vitesse de l’eau chute, les pertes de charge linéaires s’effondrent, et la pression redevient homogène jusqu’au dernier asperseur. Une leçon contre-intuitive mais classique en hydraulique : surdimensionner la conduite principale coûte peu et résout l’essentiel des problèmes de pression.

Cinq scénarios comparés

La note compare cinq scénarios de rampes (longueurs, diamètres, nombre d’asperseurs), avec profils de pression asperseur par asperseur, vérification de la tenue en pression du PEHD (PN6), équilibrage des rampes et calcul du temps de remplissage initial. Des courbes comparatives appuient l’analyse et les conclusions.

Un calcul reproductible

L’ensemble est piloté par un script Python paramétrique : les données d’entrée vivent dans un fichier config.json, le script calcule (hydraulique, scénarios) et réinjecte les résultats, qui alimentent directement le document. Ajouter ou modifier un scénario revient à éditer quelques paramètres — la note se met à jour seule. Elle se termine par un volet pratique : déroulage et tirage de la nourrice, raccordement des tés, pose des asperseurs.


📄 Télécharger la note de calcul complète (PDF) — méthode, scénarios chiffrés et guide d’installation.

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